Invités Terres d’Ailleurs 2019

Explorateurs, scientifiques, auteurs, photographes et réalisateurs

Sylvie BRIEU

Sylvie Brieu est grand-reporter et écrivain, membre de la National Geographic Society à Washington. Son travail en immersion avec les peuples autochtones – Lakota Sioux du Dakota du Sud, Kawaiweté du Brésil, Zapotèques du Mexique, Maoris de Aotearoa, Kalash du Pakistan etc. – a été primé à plusieurs reprises. Elle est l’auteur de « Quand s’élèvent nos voix ».

Des Andes à l’Amazonie, une odyssée en terre indienne (Albin Michel) et de Birmanie, les chemins de la liberté (Albin Michel). Elle a créé un programme éditorial et éducatif « Quand s’élèvent nos voix – Diversité, dialogue et solidarité », lancé sous le patronage de l’UNESCO.

Se nourrissant de son expérience du terrain, elle intervient dans les établissements scolaires et les universités sur les thèmes de la diversité culturelle, de l’égalité des chances et du mieux vivre ensemble.

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Christian CLOT

Originaire de Suisse, Christian Clot y étudie les arts dramatiques au conservatoire national, et devient comédien et cascadeur pendant une dizaine d’année. Très jeune il se passionne pour les sports de pleine nature et l’exploration et effectue de nombreux voyages-aventure dès l’âge de 16 ans.

En 1999, il réalise un tour du Népal à pied au cours duquel il rencontre des ethnies n’ayant encore jamais vu d’homme blanc. Il décide alors d’accomplir son rêve d’enfance en devenant explorateur. Depuis, il réalise des expéditions au long cours en milieux extrêmes, en solo ou comme leader d’explorations dans tous les milieux de la planète. Des hautes montagnes aux fonds marins, des déserts aux forêts tropicales, il a entre autres exploré les canaux marins de Patagonie, recherché les sources du Nil en Afrique de l’est, et a été le premier homme à entrer dans le centre des montagnes de la Cordillère de Darwin (Chili, 2006).

Ses expéditions à vocation scientifique sont axés depuis 2006 sur l’étude des capacités humaines d’adaptation. Recherches cognitives, psychologiques et physiologiques in situ sont autant de domaines étudiés afin de mieux comprendre les capacités d’adaptation au changement de l’être humain et sa variabilité corticale en conditions complexes.

En 2015 il crée le HAIS (Human Adaptability In Situ) et met en place le programme d’expéditions ADAPTATION dans les milieux les plus extêmes du globe. L’objectif : étudier, en collaboration avec plusieurs grands laboratoires européens, les capacités cognitives et physiologiques d’adaptation de l’humain au cours d’expéditions dans les milieux les plus extrêmes de la planète en 2016 et 2017.

Il est l’auteur de plusieurs grands ouvrages (récits, livres historiques et bandes dessinées) et films documentaires et a reçu de nombreuses distinctions pour ses expéditions.

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Stéphane DUGAST

Depuis l’an 2000, Stéphane Dugast multiplie les enquêtes sous toutes les latitudes avec un fort «tropisme» pour les océans, les îles, les marins, les routes mythiques, le monde polaire, et les immersions en tous genres. Ces enquêtes l’ont amené aussi bien à marcher sur la banquise dans les pas de Paul-Émile Victor, qu’à naviguer sur un bateau phare du patrimoine naval hexagonal : R97 La Jeanne – Ultime embarquement. Il est aussi parti à terre Sur la Route 66, patrimoine vivant de la culture des États-Unis d’Amérique.
Reporter pour la presse magazine, il réalise également des films documentaires, dont « R97 La Jeanne / Ultime Embarquement ». Sur le web, il est le créateur et l’animateur du blog « Embarquements, l’Aventure autrement ». Il a récemment publié la biographie Paul-Émile Victor, « J’ai toujours vécu demain » parue en novembre 2015 aux éditions Robert Laffont et préfacée par Nicolas Hulot.

Stéphane Dugast est membre de la société des explorateurs français.

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Luc MARESCOT

Luc Marescot est un cinéaste qui a tourné aux quatre coins du monde. Il est le réalisateur de documentaires pour la télévision ou pour le cinéma. Depuis plus de 20 ans, il a réalisé plus de 80 documentaires dont 12 sur les forêts tropicales au contact de Raoni, des pygmées, papous, indiens … Ainsi que des expéditions avec Jean-Louis Etienne, Théodore Monod…

Son goût pour les voyages et les découvertes lui est venu de son père, qui était l’un des pilotes d’hélicoptère de Paul-Emile-Victor aux Expéditions Polaires Françaises.

Ce passionné de nature viendra au festival pour présenter son film : « Poumon vert et tapis rouge ».

Crédit photo : Marc Dozier

Anaïs BAJEUX

Après quelques années d’expériences dans le commerce, période durant laquelle elle prit le temps de voyager, Anaïs ressentit le besoin de se réorienter vers l’audiovisuel. Consciente de la nécessité d’agir dans un monde en transition et convaincue que la motivation est maîtresse dans l’art d’accomplir ses rêves, elle décida d’allier ses aspirations de voyage et de film en partant six mois en Amazonie afin de réaliser en amateure, un documentaire autoproduit sur la situation des peuples indigènes. Ce projet lui permit d’être financée pour étudier dans une école de cinéma à Paris. Aujourd’hui, elle est à son compte en créant l’entreprise « La Tribu des Sauvages », se voulant porteuse de projets audiovisuels à thématiques environnementales et sociales.

Olivier WEBER

Olivier Weber est un écrivain, grand reporter, diplomate et ancien correspondant de guerre français. Maître de conférences à l’Institut d’études politiques de Paris, président du prix Joseph-Kessel, il a été ambassadeur de France itinérant de 2008 à 2013. Ses récits de voyage, essais et romans ont été traduits dans une dizaine de langues. Auteur de documentaires et scénariste, il est également directeur de la collection « Ecrivains voyageurs ».

Spécialiste des guérillas après avoir séjourné avec une vingtaine de mouvements armés, il a obtenu le prix Albert Londres, le prix Lazareff, le prix Mumm, le prix Joseph Kessel, le prix de l’Aventure, le prix spécial des Correspondants de guerre, le Trophée de l’Aventure et fut lauréat de la Fondation Journaliste Demain.

Patrick DEIXONNE

Patrick Deixonne est né en février 1965 et a passé sa jeunesse sur la mer entre Sigean et Gruissan, à se balader sur un bateau à voile… A 18 ans, il quitte son univers marin pour rejoindre la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris. Par ce biais, il peut poursuivre une activité physique soutenue et en 1990, il est muté en Guyane sur la base spatiale. De nouveau muté à Paris, il en profite pour suivre des formations de voile aux Glénan. La Guyane lui manque et il décide alors de réaliser une courte carrière dans les sapeurs-pompiers afin de retourner s’y installer dès que possible. Là, il se forme au métier de guide accompagnateur en milieu amazonien. Il part régulièrement effectuer des expéditions en forêt dans le domaine scientifique et d’exploration avec l’Institut de Recherche et Développement (IRD), participe à des missions océanographiques à bord de l’Antéa, intègre la mission « Voyageurs des sciences », participe à plusieurs tournages de films documentaires et part régulièrement aux Antilles comme skipper professionnel.

Il intègre la Société des Explorateurs Français (SEF) en 2009 parrainé par Patrice Franceschi Capitaine du trois mats d’exploration « La Boudeuse » qu’il rencontre en Guyane pendant la mission exploration « Terre Océan » et Stéphane Lévin avec qui il travaille lors de la mission « Voyageurs des sciences ».

Aimant la mer, aimant la Guyane, il coulait de source qu’il devait participer à la première course transatlantique à la rame en solitaire et sans assistance qui relie le Sénégal et la Guyane afin de réunir ses deux passions. Cette occasion lui a permis de mesurer l’impact de l’homme sur les océans et la suite logique s’impose donc : apporter la preuve de l’existence de ce 7e continent et apporter une prise de conscience sur les comportements inconscients de nos sociétés de consommation.

Il crée l’association « Expédition 7e continent » qui milite contre la « plastification » des océans. L’ONG mène des expéditions dans les gyres des différents océans de la planète. Patrick Deixonne met en oeuvre des campagnes de collectes de données scientifiques avec pour objectif de localiser avec précision et analyser l’impact des déchets qui s’accumulent dans les océans. Il organise également des campagnes d’informations et de pédagogie à terre pour changer les comportements et proposer des solutions concrètes. 80% des déchets plastiques présents dans les océans proviennent de l’activité humaine sur les continents.

Marc ALAUX

Marc Alaux est éditeur et libraire de voyage à Transboréal. Il est l’auteur de la biographie Joseph Kressel, La vie jusqu’au bout et de nombreux livres sur la Mongolie, dont il étudie la culture et l’histoire depuis vingt ans. Il a notamment publié « Ivre de steppes », « Un hiver en Mongolie », qui relate son séjour sous la yourte d’éleveurs nomades à travailler comme berger, et « Sous les yourtes de Mongolie », « Avec les fils de la steppe », le récit des 7000 km qu’il a parcourus à pied à travers les déserts, la steppe, les montagnes et la taïga du berceau de Gengis Khan.

Ildomar TIKUNA

Ildomar est né à Manaus au début des années soixante-dix, d’une mère dont la vie ressemble au roman de Gabriel Garcia Marquez (Cent ans de solitude) et d’un père qui milite à Lima pour le peuple indigène. Il a fait des études de « blancs » sans avoir les mêmes droits ! Au moment du coup d’état militaire au Pérou, son père est recherché et descend l’Amazone pour s’installer à Manaus, sa ville d’origine. A la faveur d’une pneumonie, le destin lui fera rencontrer la mère d’Ildo qui est infirmière à l’hôpital.

Alors qu’il était depuis plusieurs années guide dans la jungle à Manaus, Ildomar fait la connaissance de Pascale, Vandenbroucke venue faire du parapente au Brésil depuis San Francisco. Attirée par cette région et par la mangue portugaise, cette belge-flamande découvre l’Amazone et ses habitants.

Ildomar qui avait plutôt un penchant pour les Etats-Unis et la langue anglaise, évolue alors dans ses réflexions et ses choix en suivant Pascale. « Le fait de venir en France a changé mon regard ». Son travail dans la jungle n’avait pas valorisé son origine indienne. Loin du Brésil et de l’Amazonie, il prend conscience de la fragilité et de la richesse de la civilisation amérindienne mais aussi des moyens que la France peut mettre à sa portée. L’année du Brésil en 2005 lui offre l’opportunité de parler de la population amérindienne et de la destruction de la forêt. « On assassine encore des leaders indigènes à notre époque ». Il peut faire plus en France pour l’Amazonie que sur place. Ildomar et Pascale s’installent à Lumbin avec leurs deux enfants. Mariés en 2007, Ildomar obtient en 2010 un titre de séjour pour 10 ans. Mais il n’en oublie pas pour autant son désir de devenir français et d’avoir un vrai travail digne de ce nom. Il passe un master de tourisme à l’Université Joseph Fourier et crée avec Pascale une agence de voyage Tikipam.

Carnettistes de voyage

Stéphanie LEDOUX

Née en 1983, Stéphanie Ledoux est passée sans transition du métier d’ingénieur-agronome à celui de globetrotteuse/carnettiste/peintre. Elle sillonne la planète à la rencontre des peuples, puisant dans la confrontation avec l’autre l’inspiration à sa peinture, lors de séances de portraits, courtes ou statiques, dans la pénombre, en pleine rue ou chez l’habitant, toujours sensibles.

Début 2017, Stéphanie a participé à une nouvelle expédition scientifique et naturaliste portée par la Fondation Iris. Elle pourra témoigner de cette expédition au service de la biodiversité en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

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Charlotte SPIRE

Historienne de formation, la pratique du dessin accompagne Charlotte Spire depuis l’enfance. Ayant opté pour Sciences-Po plutôt qu’une école d’Art, elle déniche les vieux fusains de son arrière-grand-père et expérimente à tout-va. Puis un master en gestion de projets culturels vient affiner son souhait d’associer ART et VOYAGE. Ces mots s’incarnent pendant 5 ans dans des tournées professionnelles en Europe et en Asie où elle encadre des équipes artistiques.

Aujourd’hui, c’est en tant que dénicheuse de spectacles vivants pour la jeunesse qu’elle peut faire partager une ouverture au monde. Au rythme tranquille de la marche et des bivouacs, elle garde sur papier l’empreinte de ses rencontres avec les peuples autochtones et ses émotions. A son retour en France, elle reprend notes, photos et esquisses pour réaliser des carnets de voyages et des portraits du monde.

 

Anne STENLEIN

Anne Stenlein est née à Paris en 1973 et y vit. Artiste nomade, qui « croque » la monde depuis toujours, elle ramène de ses nombreux voyages de passionnants récits colorés et nous donne à voir à travers son regard sensible et passionné ce monde si vaste et varié. Avec l’âme d’une glaneuse, elle retrace les instants vécus, redonne vie aux rencontres et nous fait découvrir d’autres horizons. Les techniques s’entremêlent dans une dimension poétique et imaginaire : collages, aquarelle, gouache, broux de noix, calligraphie à la plume… et souvent un coulis de café !

Artiste diplômée de l’ESAG à Paris, elle touche un peu à tout, expose ses tableaux, crée des dessins pour la presse et l’édition, l’événementiel, le théâtre… Anne a publié de nombreux carnets de voyages. Elle a aussi participé à la série « Carnets de voyages » diffusée sur Arte.

Etienne DRUON

Etienne Druon est illustrateur-voyageur et enseigne les arts appliqués. Il y a plus de 20 ans, il s’est donné la chance d’aller voir ailleurs et d’arpenter l’Amazonie qui l’avait tant fasciné, enfant. Voyager pour témoigner de ce qu’il voit, vit et accueillir l’inattendu. C’est de là qu’est né son travail de carnettiste. Il a fait de cette démarche d’artiste explorateur, de prime abord très naturaliste, un langage poétique et expérimental. Sa recherche d’authenticité en dehors des sentiers battus et des images formatées, le porte à explorer et magnifier la faune, la flore et les différentes ethnies qui composent cette partie du monde dans un travail de plus en plus militant et humaniste.

Cette soif de découverte et cet engagement lui ont ouvert les portes en 2018 de l’emblématique Société des Explorateurs Français. Son premier carnet « L’Autre Guyane » est édité en 2011 aux éditions Roger Leguen. En 2014, le Prix Vulcania lui permet de réaliser « En Dios Confiamos » un carnet sur la traversée du Nicaragua aux éditions Magellan & Cie. En 2019, le documentaire « Chasseurs d’Âmes » réalisé par Julien Belin suit ses pas en Amazonie et dresse son portrait d’homme et d’artiste.

Valérie ABOULKER

Depuis plus de 20 ans, Valérie Aboulker travaille en tant que peintre en puisant son inspiration de ses voyages. Sa méthode consiste à faire des carnets de voyage et à collecter toutes sortes d’éléments qui participent à l’élaboration de ses tableaux dans son atelier à Paris.

En 2013, les éditions Apeiron ont édité quatre de ses carnets de voyage et portraits d’intérieurs d’après son carnet sur les intérieurs de Paris. Elle a participé au festival des carnets de voyage de Clermont-Ferrand en 2014, 2015, 2016, 2017, 2018. Les carnets Sud à Carcassonne en 2016 et 2017, et à la Roque d’Antheron en 2016. En 2017 : Vent Debout, Blu en Lure, Weekend carnets de voyage à Beaurepaire.

Elle a participé au festival italien Matite in Viaggio en 2015, 2016, 2017, le festival Cuneo a exposé certains de ces dessins en 2015. Et elle a aussi participé au festival Diario in Viaggi à Ferrara en 2017. Elle fait aussi des expositions de peinture en galerie et dans son atelier.

En octobre 2018, elle a participé à Turin à une exposition avec Stephano Faravelli. Deux publications en 2018 : Bleu, blue, blau aux édits Migrilude. Et aux éditions Akinomé Intramuros.

En 2019, elle a participé au festival des carnets de Lourmarin en avril de Brest en mai, et No’mad festival en juin. Elle participera au festival des carnets de voyage à Clermont-Ferrand en novembre, puis suivra Toulouse et le marché des Douvres en décembre. Parution aux éditions Akinomé : « Amazonia » (récit d’une rencontre avec le peuple huni-Kuhin), un livre pour enfant voyage en Amazonie, les deux en collaboration avec Stéphanie de Bussière, et un livre objet : « Jour de fête en Amazonie » (un laporello, uniquement en dessins).

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