Terres d’ailleurs à Toulouse


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Terres d’ailleurs passe au tout numérique !

Pour sa 12ème édition, le Festival Terres d’ailleurs s’invite chez vous ! Le thème de cette année ? Terres, peuples et traditions !

En raison de la crise sanitaire, l’association Délires d’encre et le Muséum d’Histoire Naturelle de Toulouse déploient pour cette année une édition en ligne afin de continuer de créer une passerelle entre la recherche scientifique et le grand public en offrant la parole à des explorateurs, auteurs, chercheurs, artistes… partis sillonner la planète à la rencontre de l’Autre.

Notre souhait ? Malgré la situation, rendre possible pour le public cette rencontre tant attendue avec les explorateurs venus mettre en lumière des territoires et peuples fascinants grâce à leur travail de témoignage et ainsi continuer d’éveiller les consciences sur la nécessité de les préserver.

Du 25 au 29 novembre 2020, partez aux quatre coins du monde et rencontrez nos invités dans votre salon depuis n’importe quel objet connecté !

Au programme : des projections-rencontres en live !

Les invitésLes projections-rencontres en liveLe prix littéraire

Explorateurs, scientifiques, auteurs, photographes et réalisateurs

©Tim Mantoani

Reza

Philanthrope, humaniste, architecte et célèbre photojournaliste d’origine iranienne, Reza est contraint à l’exil en 1981. Dès lors, il s’installe à Paris. et parcourt le monde. Il a sillonné plus de cent pays et raconte notre humanité entre guerres et paix, toujours animé d’un espoir infaillible. Ses reportages sont diffusés dans les médias internationaux (National Geographic, Time Magazine, Newsweek, El Pais, Paris Match, Geo…), mais aussi sous forme de livres, d’expositions et de documentaires.
Depuis 1983, Reza met l’éducation visuelle des jeunes et des femmes issus de sociétés civiles fragilisées au service d’un monde meilleur. En 2001, il fonde en Afghanistan l’association Aina qui a formé mille afghans aux métiers du journalisme et de la culture. Tout en poursuivant ses reportages, il anime également avec son association Les Ateliers Reza, des formations au langage de l’image destinées à des réfugiés et à des jeunes de banlieues, qui apprennent ainsi à porter un regard ouvert sur le monde qui les entoure et à utiliser l’appareil photo comme un outil de récit. Reza expose ses photographies et donne des conférences dans le monde entier. Auteur de 34 livres, il a reçu les prix World Press Photo, Infinity Award décerné par l’International Center of Photography, Lucy Award, la médaille d’honneur de l’Université du Missouri ainsi que le titre de Doctor honoris causa de l’Université américaine de Paris. La France lui a remis en 2005 la médaille de Chevalier de l’Ordre national du Mérite.

Olivier Weber

Olivier Weber est écrivain, grand reporter, diplomate et ancien correspondant de guerre. Maître de conférences à l’Institut d’études politiques de Paris, président du prix Joseph-Kessel, il a été ambassadeur de France itinérant de 2008 à 2013. Ses récits de voyage, essais et romans ont été traduits dans une dizaine de langues. Auteur de documentaires et scénariste, il est également directeur de la collection Écrivains voyageurs. Spécialiste des guérillas après avoir séjourné en compagnie d’une vingtaine de mouvements armés, il a obtenu le prix Albert Londres, le prix Lazareff, le prix Mumm, le prix Joseph Kessel, le prix de l’Aventure et a été lauréat de la Fondation Journaliste Demain.

©Christopher Michel

Stéphane Dugast

Depuis l’an 2000, Stéphane Dugast multiplie les enquêtes et les tournages sous toutes les latitudes avec une forte attirance pour les univers sauvages et le monde des explorateurs. Ses pérégrinations l’ont amené aussi bien sur la banquise Dans les pas de Paul-Émile Victor qu’en haute mer sur le légendaire porte-hélicoptères R97 Jeanne d’Arc. Il est également parti en Harley-Davidson Sur la Route 66 ou dans les airs avec Les Ailes de l’humanitaire. Reporter et chroniqueur pour la presse (Le Figaro magazine, Revue Long Cours, Alpine Mag…), il est aussi l’auteur de nombreux ouvrages parus en librairie, dont la biographie Paul-Émile Victor, j’ai toujours vécu demain (Éd. Robert Laffont), ou les récits L’Astrolabe, le passeur de l’Antarctique (Éd. E/P/A), prix 2018 de la Société de Géographie, et Polar Circus, les expéditions polaires à la française (Éd. du Trésor).
Il réalise aussi des films documentaires, dont Clipperton, l’île mystérieuse (France 3, France Ô), R97 La Jeanne / Ultime Embarquement ou plus récemment Paul-Émile Victor, j’ai horreur du froid (Ushuaia TV, France Ô). Stéphane Dugast est membre de la Société de Géographie et de la Société des Explorateurs Français, dont il est le secrétaire général depuis 2015.

Daphné Victor

Après une vie professionnelle orientée vers l’audiovisuel et le droit, Daphné Victor se consacre de manière active au Fonds de dotation Paul-Émile Victor, qu’elle a créé avec ses frères et dont elle assume la présidence. En mémoire de son père, elle a réédité ses œuvres autobiographiques et ses livres les plus importants et fait paraître un recueil de ses dessins. En 2015, elle a coécrit avec Stéphane Dugast la biographie complète de l’explorateur, Paul-Émile Victor, j’ai toujours vécu demain (Robert Laffont et Points Seuil), et en 2020, sa biographie illustrée, Paul-Émile Victor, le rêve et l’action (Paulsen), toujours avec le soutien de Stéphane Dugast.

©Philippe Matsas

Capucine Trochet

Capucine Trochet, née à Tours en 1981, est navigatrice et aventurière. Elle a grandi à Bruxelles et Barcelone. A 17 ans, elle part au Burkina Faso pour construire une école, avant de rentrer en France pour faire des études de commerce. Elle reviendra souvent au Burkina Faso, pays qu’elle affectionne particulièrement. Cette expérience fondatrice sera suivie d’autres voyages initiatiques, au Chili notamment, où elle passera deux ans à marcher dans la Cordillère des Andes. C’est en Patagonie, à l’âge de 23 ans, que lui vient l’envie d’apprendre à naviguer. Capucine Trochet a travaillé à Reporters d’Espoir, aux Echos puis au Figaro. Elle se lance à 27 ans dans l’aventure de la Mini Transat, une course transatlantique en solitaire sur un petit bateau de 6,5 mètres. Elle devient aussi journaliste spécialisée dans la course au large pour différents médias. Ses entraînements et qualifications sont interrompus par de nombreuses blessures aux jambes. En 2011, après sept mois d’hospitalisation, elle entreprend la rénovation de Tara Tari, petit voilier du Bengladesh fait de matériaux de récupération. Après trois mois de chantier, Capucine Trochet quitte La Ciotat à bord de ce petit bateau sans moteur, sans ordinateur ni électronique, Capucine expérimente la sobriété optimiste. Elle écrit son histoire dans le récit autobiographique Tara Tari, mes ailes, ma liberté paru aux éditions Arthaud en janvier 2020.

Lodewijk Allaert

Lodewijk Allaert, né en 1980 à Dunkerque, est écrivain, voyageur et surfeur. En 2007, il entreprend une expédition de 110 jours en kayak, de Budapest à Istanbul, dont il tire le récit Rivages de l’Est (Transboréal, 2012), salué par la critique et lauréat du prix René-Caillié. Il s’installe ensuite au Mexique, dans l’État d’Oaxaca, où la pratique du surf lui inspire l’essai philosophique L’Instinct de la glisse (Transboréal, 2011), Prix du Livre de mer. En 2013, il se lance dans la première traversée à pied intégrale de l’arc des Carpates, aventure atypique qu’il relatera dans Carpates, la traversée de l’Europe sauvage (Transboréal, 2019). Il est également auteur de nouvelles, de récits et de poèmes, publiés dans des revues et des ouvrages collectifs.

Jean-Michel Corillion

Après une licence en droit public et un passage de quatre années dans l’univers professionnel de la musique, Jean-Michel Corillion s’oriente vers l’audiovisuel. Diplômé du CERIS en 1988 (Centre d’Étude et de Recherche de l’Image et du Son), et titulaire d’un BTS d’opérateur de prise de vue, il travaille comme cadreur puis chef opérateur pendant dix ans sur les plateaux de cinéma et de télévision. Grâce au documentaire, il part à la découverte du monde et des régions les plus reculées sur tous les continents. Il passe alors du métier de chef opérateur à celui de réalisateur. Pour autant, il n’abandonne pas la caméra, et signe encore aujourd’hui les images de tous ces films. Avec plus d’une quarantaine de films réalisés, Jean-Michel Corillion s’est forgé depuis deux décennies une solide réputation dans l’univers du film ethnographique et scientifique. De nombreuses fois récompensés dans des festivals nationaux et internationaux, ses films à l’esthétique marquée dévoilent des histoires singulières, empreintes de beauté, d’altruisme et d’humanité.

Isabelle Coulon

Isabelle Coulon est photographe, auteure et assistante-réalisatrice en documentaire. Depuis dix ans, elle voyage aux côtés de Jean-Michel Corillion pour promouvoir des histoires fortes incarnées par des personnages courageux et singuliers. Portée par les liens qui unissent les hommes à la nature et aux animaux, elle rend compte des changements qui touchent les populations les plus isolées, et exprime l’urgence de protéger écosystèmes et identités culturelles.
Elle a collaboré comme auteure et assistante réalisatrice à une dizaine de films destinés aux grandes chaînes françaises et internationales. En 2017, elle co-réalise son premier documentaire de 52 mn, Une Route pour Phirilongwe, tourné au Malawi pour France Télévisions. Formée à l’école des Gobelins à Paris, Isabelle a entrepris en parallèle un travail photographique au long cours.

Patrick Bernard

Ethnographe engagé de renommée internationale, fondateur d’Icra International, du Fonds mondial pour la sauvegarde des cultures autochtones et de la Fondation ANAKO, Patrick Bernard est un infatigable voyageur qui se consacre depuis plus de quarante ans aux peuples de tradition orale et aux ethnies minoritaires menacées à travers le monde. Conférencier, il est également l’auteur de plusieurs livres dont Peuples racines, Le peuple de l’Amazone, et Mongolie, les fils du vent. Il est réalisateur et producteur des séries documentaires Mémoires de l’humanité, Les voix de l’oubli, Résistances, Regards autochtones, Journées d’enfance au bout du monde. Patrick Bernard est également fondateur des sociétés d’éditions et de productions ANAKO.

Axel Pittet

Responsable médias de l’Expédition 5300 et spécialiste en communication scientifique, Axel Pittet établit un suivi des scientifiques sur place et part à la rencontre des habitants de la Rinconada. Il participe à de nombreux programmes de recherche avec Samuel Vergès.

 

Samuel Vergès

Ancien biathlète professionnel, Samuel Vergès est responsable de l’Expédition 5300. Il est parallèlement physiologiste au laboratoire HP2 INSERM UGA et spécialiste de l’hypoxie (manque d’apport en oxygène au niveau des tissus et dans le sang). Il a notamment organisé de nombreux programmes de recherche au Népal et au Massif du Mont-Blanc.

Maxime Leblanc

Diplômé du master réalisation documentaire à Paris-VIII, Maxime Leblanc s’intéresse aux questions de société, d’anthropologie et au monde alternatif. Travaillant principalement au sein de Hibou Production, il réalise des documentaires d’auteurs et cadre des films allant de la fiction au documentaire de télévision.

Joelma Leitao

Née au Brésil, Joelma a toujours aimé la cuisine et la nature. Elle baigne dans la cuisine traditionnelle, héritée de sa mère indienne, adepte des plantes et des racines, et décide, à l’âge de 17 ans, d’en faire son métier. Après quelques temps en France, elle retourne au Brésil en 2009 avec sa fille âgée de un an. Là, elle monte un restaurant à Itacaré (Bahia) au sein de l’Eco-Lodge qu’elle gère avec son époux Jean-François Caroff. Elle y crée une cuisine encore méconnue au Brésil, à base de graines germées, de plantes aromatiques et de superaliments.
De 2011 à 2017, de retour à Paris, Joelma développe le concept de cuisine biologique, végétalienne, agrémentée de superaliments, dans le restaurant « Sol Semilla » en tant que cheffe cuisinière et associée. De 2012 à 2017, Joelma et son époux gèrent le restaurant du Paris Yoga Festival où ils servent chaque jour 500 repas. Elle quitte cette belle aventure en 2017 pour se consacrer à de nouveaux projets dont l’écriture de son livre Les superaliments, les trésors Amérindiens dans mon Assiette.
En 2013, elle co-fonde l’association Time is Art et organise des cérémonies cacao, cercles de chants et autres événements liés au bien-être et au sacré.
Installée depuis 2019 à Majorque, Joelma propose une cuisine événementielle, des pop-up dinners et co-produit, toujours au sein de Time is Art, des retraites de Yoga et bien-être où elle cuisine et guide des cercles de chants.

Jean-Michel Le Saux

Diplômé d’une maîtrise d’information et de communication à l’Institut Français de Presse, Jean-Michel Le Saux cumule plus de 20 ans d’expérience en tant que réalisateur et cameraman dans le documentaire télévisuel, notamment pour France 5, France 2, Arte, Canal + …

Mercredi 25 novembre 2020

  • 20h30-22h : Islande, sur les pas des écrivains de Stéphane Dugast

Contrée battue par les vents, les pluies verglacées et bercée par des contes et des légendes millénaires, l’Islande – littéralement la « terre des glaces » – offre aussi des paysages grandioses de lave, de volcans et de geysers.
De l’Islande, on dit aussi que jusqu’à sa colonisation par les Vikings au 9e siècle, cette île n’était peuplée que d’elfes, de trolls et de créatures étranges.
Pareils mystères ne pouvaient qu’inspirer des écrivains, des marins ou des explorateurs comme Jules Verne, Jean-Baptiste Charcot ou encore Pierre Loti.
Du légendaire volcan Snæfellsjökull, lieu clef du roman de Jules Verne Voyage au centre de la terre, à la baie d’Aftanès, lieu naufrage en 1936 du Pourquoi Pas ?, le trois-mâts d’exploration polaire du commandant Charcot, via les rivages et côtes si chers aux Pêcheurs d’Islande (pourtant bretons) de Pierre Loti, sans oublier les lieux emblématiques des sagas islandaises, ce film documentaire part explorer autrement l’Islande, sa littérature et ses trésors, avec pour guide le jour, et conteur le soir, Stéphane Dugast, écrivain baroudeur.
Une véritable odyssée entre terre et mer, littérature et aventure.

Jeudi 26 novembre 2020

  • 20h30-22h : Rois et chamanes de l’Arunachal Pradesh de Patrick Bernard

Dans le dernier Etat interdit du Nord est de lʼInde, lʼArunachal Pradesh – région de forêts tropicales et de montagnes abruptes coincée aux pieds de la chaîne himalayenne entre lʼInde et la Chine, revendiquée par les deux pays les plus peuplés de la planète – vivent les dernières sociétés tribales qui échappent encore aux impacts de la mondialisation des cultures, des spiritualités et des modes de vie.
Restés animistes, les Apa Tani, les Galoo ou les Mishing perpétuent encore aujourdʼhui des rituels liés aux esprits de la nature et au grand esprit du soleil, rituels immuables qui nʼont pas changé depuis lʼaube des temps.
Quant aux Wangsho des confins de lʼArunachal Pradesh et de la Birmanie, leurs rois tatoués entretiennent toujours des cours impressionnantes et ne manquent pas une occasion de raconter aux plus jeunes lʼépoque récente où la chasse aux têtes était partie prenante des rituels initiatiques des garçons. Cʼétait il y a à peine trente ans…

Vendredi 27 novembre 2020

  • 19h-19h30 : Rencontre avec Lodewijk Allaert autour de son livre Carpates, la traversée de l’Europe sauvage

Lodewijk Allaert a accompli à pied la traversée des Carpates sur 2 000 kilomètres. Il a emprunté dans ces montagnes légendaires les chemins de transhumance pour sillonner le dernier sanctuaire sauvage d’Europe. En quatre mois, il a côtoyé des bergers baroques, des cueilleurs de myrtilles au sourire pourpre, des paysans hors du temps et des Tsiganes venus s’isoler de la fureur des villes. La marche a décanté les idées reçues, et une autre Europe s’est révélée. Elle a donné au voyageur authentique un sens nouveau à son Occident intérieur, dans la lumière d’altitude.
Carpates, la traversée de l’Europe sauvage n’égraine pas les poncifs du baroudeur en mal de gloire ou d’exotisme. L’aventure est surtout ici un prétexte à l’écriture, et l’écriture une interrogation sur les questions qui nous traversent.

  • 20h30-22h : Expédition 5300 de Samuel Vergès et Axel Pittet

La Rinconada, Pérou, au cœur de la Cordillère des Andes. 5300m d’altitude. Ville la plus haute du monde. Y vivre de manière permanente est normalement impossible. Pourtant, 50 000 vies naissent et grandissent là, dans des conditions extrêmes puisqu’elles y respirent deux fois moins d’oxygène qu’au niveau de la mer. Une énigme pour la science. Ces habitants, chercheurs d’or, souffrent considérablement du manque d’oxygène et n’ont quasiment aucune ressource sur place.
Entre aventures scientifique, médicale et humaine, l’on découvrira l’Expédition 5300, une équipe de chercheurs qui évoluent dans un monde hors-normes qui repousse les limites du corps humain.

Samedi 28 novembre 2020

  • 16h-17h30 : In the eyes of the storm de Reza

Au cours de cette conférence, le célèbre photojournaliste Reza révèlera l’histoire qui se cache derrière chacune de ses photographies, qui témoignent tout autant de la beauté de notre planète et de ses habitants, que du chaos de la guerre et de ses ravages.

  • 18h-19h30 : Mustang, au royaume de la lumière de Olivier Weber

Accompagné d’un ami qui a perdu la vue et d’un prince local, l’écrivain-voyageur Olivier Weber est reparti pour une expédition en Himalaya. Depuis Pokhara, au Népal, il s’agit de relier un royaume oublié, le Mustang, un « petit Tibet » sans la tutelle de la Chine et à la culture bouddhiste protégée.
Pendant plusieurs semaines, Olivier Weber et ses compagnons marchent dans les hautes vallées perdues de l’Himalaya et franchissent plusieurs cols entre 4000 et 5000m, souvent vertigineux, dans ces confins qui furent interdits d’accès jusqu’en 1992. L’objectif de la petite équipe est certes de rencontrer les habitants du Mustang peuplé de 6000 âmes, paysans, moines, nomades, passagers du vent et ombres de la solitude, mais aussi d’effectuer un pèlerinage vers la résilience et la renaissance: Gérard Muller, surnommé l’aventurier aveugle, pour tenter de « voir autrement », dans cette région légendaire qu’il a connue voyant ; Olivier Weber pour atténuer les drames des guerres qu’il a couvertes avant de devenir écrivain voyageur. Depuis la vallée de la Kali Gandaki, la plus profonde au monde, surplombée par des sommets de 8000m dont l’Annapurna, jusqu’aux contreforts de la Chine et aux montagnes isolées en passant par des monastères repeuplés ou en ruines, l’expédition renoue avec les bienfaits de la marche et du « voyage intérieur », en quête du souffle de la vie sauvage. Un récit de voyage étonnant, émouvant et riche en surprises dans cette contrée mythique du « Toit du monde » et au coeur d’une nature démesurée.

  • 20h : Rencontre avec Capucine Trochet, gagnante du prix littéraire Terres d’ailleurs, autour de son livre Tara Tari, mes ailes, ma liberté et remise du prix

Dans ce récit de mer et de résilience, Capucine Trochet raconte sa folle aventure avec Tara Tari, un petit voilier de pêche du Bangladesh fait de jute et de matériaux de récupération. L’architecte du bateau l’avait prévenue : Tara Tari n’est pas fait pour traverser l’Atlantique. Pourtant, Tara Tari, si petit, est peut-être la seule embarcation avec laquelle elle se sent capable de traverser l’océan.
Après dix mois en mer, Capucine Trochet apprend le nom de sa maladie génétique qui lui impose des souffrances permanentes et elle décide de poursuivre ses navigations. Tout prend sens, au cours du voyage ; même la maladie. Au fil des milles nautiques, Capucine se construit un nouveau mode de vie et expérimente la sobriété optimiste. Tara Tari, plus qu’un bateau, est devenu « ses ailes et sa liberté ».

  • 20h30-22h : Paul-Emile Victor, j’ai horreur du froid de Stéphane Dugast, soirée hommage en présence de Daphné Victor

Personnalité très médiatique de la France du 20e siècle, Paul-Émile Victor est un peu tombé dans l’oubli. Ethnologue, écrivain, dessinateur et créateur des Expéditions Polaires Françaises, Paul-Émile Victor est aussi un explorateur engagé très attaché à la Nature et sa défense. Pour la première fois, archives inédites, témoignages forts et lieux clefs de son existence sont réunis dans un film documentaire qui va retracer l’incroyable destin d’un des pionniers de l’écologie.

Dimanche 29 novembre 2020

  • 14h-15h30 : Haux Haux de Jean-Michel Le Saux, Maxime Leblanc et Joelma Leitao

De Paris où elle vit depuis 25 ans, à la forêt amazonienne, nous suivons Joelma Leitao, Indienne Huni Kuin, qui a dû fuir à 8 ans les exactions des planteurs de caoutchouc. Elle vit sa double culture comme une double identité : redécouvrant dans sa région natale une tradition partiellement oubliée, Joelma Leitao apporte aussi à sa communauté l’expérience de son exil. Dans le village de Caucho au Brésil, des actions sont mises en place pour ranimer la tradition menacée de disparaître et défendre la forêt amazonienne.

  • 16h-17h30 : El chepe, le carnet de route mexicain d’Olivier Weber de Olivier Weber

El Chepe, c’est l’un des «dix trains de légende de la planète». Et l’un des voyages ferroviaires les plus spectaculaires au monde. A travers les montagnes, plateaux et canyons jusqu’à la côte, la ligne collectionne les records : 37 ponts, 86 tunnels, près d’un siècle nécessaire à sa construction et 18 heures de trajet… si l’on ne s’arrête pas. Mais Olivier Weber sait que tout au long de la ligne ferroviaire, ce sont aussi les populations rencontrées qui en font la richesse et particulièrement les Indiens Tarahumaras. Ils peuplent les hauts plateaux, courent dans les montagnes comme des marathoniens et inspirent nombre de Mexicains sur un certain art de vivre, ancestral.

  • 18h-19h30 : Le dernier refuge de Jean-Michel Corillion et Isabelle Coulon

Jean-Michel Corillion et Isabelle Coulon nous emmènent à Rizal, une petite ville du sud de l’île de Palawan aux Philippines. Ils sont venus ici pour y rencontrer des communautés tribales qui ont tout abandonné, dans l’espoir d’une vie meilleure. C’est le cas des Tau’t Batu, une tribu découverte en 1978 seulement, et qui a toujours vécu à l’écart du monde au plus profond de la jungle. Les documentaristes ont pu se lier d’amitié avec une famille Tau’t Batu vivant en exil en ville. Depuis deux ans, ils tentent de survivre dans un monde qui apparemment n’est pas le leur. Désespérées et meurtries par un vie urbaine sans pitié, quatre personnes sur les huit qui composent le clan ont décidé de repartir vivre dans la forêt, et de rejoindre la grotte de leurs ancêtres, celle où ils sont nés, leur dernier refuge. Caméra et appareil photo au poing, Jean-Michel Corillion et Isabelle Coulon les ont suivies dans un périple parsemé d’obstacles et de dangers, un voyage exceptionnel qui les mènera bien au-delà de ce qu’ils avaient imaginé, au cœur des montagnes impénétrables de l’île de Palawan…

Toutes les projections et rencontres sont à suivre en direct sur terresdailleurs.kinow.tv aux horaires indiquées et à revoir gratuitement jusqu’au 10 décembre !

Chaque année, cinq œuvres littéraires sont sélectionnées pour participer au prix littéraire Terres d’ailleurs. Ce sont des récits de voyages, d’aventures ou d’explorations vécus par les auteurs. Dans le même esprit que le festival, les livres lauréats décrivent les rencontres effectuées par les auteurs, les lieux visités tout en apportant des notions scientifiques.

Depuis 2015, le prix littéraire est parrainé par la Société des Explorateurs Français (SEF) et le jury présidé par l’un de ses membres. Cette année, pour sa 11ème édition, le prix littéraire est présidé par Olivier Weber, écrivain et grand reporter.

Voici les ouvrages sélectionnés pour l’édition 2020 :

  • Carpates, la traversée de l’Europe sauvage de Lodewijk Allaert (Transboréal)
  • Croire aux fauves de Nastassja Martin (Gallimard)
  • Le monde selon Guirec et Monique de Guirec Soudée (Flammarion)
  • Tara Tari, mes ailes, la liberté de Capucine Trochet (Arthaud)
  • Vivre, ma tragédie au Nanga Parbat de Elisabeth Revol (Arthaud)

Parmi cette sélection, la lauréate de cette année est Capucine Trochet qui a conquis les membres du jury grâce à une traversée maritime en solitaire contre vents et marées. Un voyage à haut risque, aussi bien dangereux que douloureux. Mais par dessus tout, un récit plein d’espoir d’une navigatrice ayant le goût de l’aventure et des grands espaces réalisant son rêve non sans difficulté.

« Les débuts de mon histoire avec Tara Tari sont simples. J’allais mal et je l’ai rencontré. Nous étions à l’arrêt, bloqués à quai tous les deux et nous nous sommes aidés. Nous sommes partis ensemble. Parfois seuls, souvent accompagnés. Simplement, avec le vent. Notre voyage n’invoque ni l’exploit ni la performance. »

Dans ce récit de mer et de résilience, Capucine Trochet raconte sa folle aventure avec Tara Tari, un petit voilier de pêche du Bangladesh fait de jute et de matériaux de récupération. L’architecte du bateau l’avait prévenue : Tara Tari n’est pas fait pour traverser l’Atlantique. Pourtant, Tara Tari, si petit, est peut-être la seule embarcation avec laquelle elle se sent capable de traverser l’océan.

Après dix mois en mer, Capucine apprend le nom de sa maladie génétique qui lui impose des souffrances permanentes et elle décide de poursuivre ses navigations. Sans défi. La tempête vers l’archipel du Cap-Vert, la traversée de l’océan Atlantique…, elle atteint l’essence de son rêve.

Tout prend sens, au cours du voyage ; même la maladie.

Sans moteur, sans électronique et sans sou, elle avance ou recule au rythme des éléments. Au fil des milles nautiques, Capucine se construit un nouveau mode de vie et expérimente la sobriété optimiste.

Tara Tari, plus qu’un bateau, est devenu « ses ailes et sa liberté ».

 

Retrouvez la lauréate durant le festival en live pour la remise du prix en présence d’Olivier Weber, le samedi 28 novembre 2020 à 20h !

Par ailleurs, le prix littéraire Terres d’ailleurs offre la possibilité aux lecteurs de plusieurs médiathèques de la région toulousaine de se glisser dans la peau du jury. Cette année, ce sont les médiathèques du Lherm, de Muret, Labège et Frouzins qui y participent.

Le lauréat du prix du public est Guirec Soudée qui a conquis les lecteurs des médiathèques participantes grâce à la fraîcheur de son écriture et l’originalité de son aventure, pas tout à fait solitaire.

Jeune Breton qui n’a jamais connu d’autre terrain de jeux que l’océan, Guirec Soudée écume les mers du globe avec pour seule compagnie une poule, Monique.
Ensemble, ils ont traversé l’Atlantique, rallié le Groenland, affronté 130 jours emprisonnés au cœur de la banquise, franchi le périlleux passage du Nord-Ouest, mis les voiles pour le Grand Sud, essuyé des tempêtes sous les plus extrêmes latitudes, passé le cap Horn, rejoint l’Antarctique avant d’amorcer un long retour jusqu’en Bretagne.
L’histoire incroyable d’un garçon opiniâtre, qui n’attend pas que ses rêves se dessinent à l’horizon, et d’une poule, concentré de fantaisie et de courage, qui offre un œuf par jour à l’aventurier.

 

 

 

 

 

 

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Informations pratiques

Projections en streaming gratuites jusqu’au 10 décembre

Rendez-vous sur : terresdailleurs.kinow.tv (sans inscription ni réservation)

Les partenaires

     

     

Pour marque-pages : Permaliens.

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